13 juin 2010

Le pays où les tétines poussaient dans les arbres

Un jour que je me promenais dans le grand parc de Frederiksberg, je suis tombée par hasard sur un arbre pas comme les autres:


Oui oui, vous avez bien vu, ce sont des grappes de centaines de tétines qui pendouillent. Renseignements pris, il s'avère que c'est une tradition ancienne au Danemark que d'accrocher la tétine de son enfant au suttertræ (arbre à tétines), dès qu'il atteint un certain âge. Une cérémonie d'adieu à la tototte en quelque sorte, avec force offrandes et poèmes. Morceau choisi:

"Chère tétine!
Je suis devenu un grand garçon maintenant, 
et ma tétine va bientôt me manquer.
Adieu tétine, et merci tétine, de m'avoir aidé à dormir.
Salutations
Frederik"

C'est-t-y pas trognon? Même si le-dit Frederik n'en est sûrement pas l'auteur (l'écriture me semble en effet plutôt suspecte...)

12 juin 2010

Encore une interview!

Hé oui, après mon interview pour Weelz, Elisa m'a contactée pour lui parler de Copenhague: voici la première partie, la deuxième, et puis la troisième. Il a aussi été publié sur Paperblog juste ici. Bonne lecture!

1 juin 2010

Les châteaux et palais à voir à Copenhague

Aujourd'hui, je vais vous parler tourisme, parce que ça faisait longtemps. Comme le titre du post l'indique, je vais donc vous présenter les châteaux et palais à voir dans la ville et ses environs parce que c'est ce que cherchent à voir tous les touristes de passage. Et comme je suis sympa, je les ai déjà tous visités pour vous, et je vais vous faire un petit topo complet dans un seul et même post. C'est parti!

Commençons par le palais royal, Amalienborg Slot (*), résidence d'hiver du couple royal. Presque au bord de l'eau, il est constitué d'un ensemble de quatre bâtiments, sur une place octogonale ouverte à tous les vents. Sa construction fut achevée en 1760, mais il était réservé au départ à des familles de l'aristocratie. La famille royale ne s'y installa qu'en 1794, après l'incendie du palais de Christiansborg. 

Prise du bateau pour touristes
On voit le dôme de la Marmorkirke (église de marbre) en arrière-plan

Comme devant tous les palais royaux du monde, il y a des gardes devant les portes, qui exécutent à heures fixes un petit ballet pour la relève. Ce qui est agréable ici, c'est qu'il n'y a aucune grille qui barre la vue comme à Londres par exemple.


Ici avec leurs uniformes d'hiver

Plus d'infos sur Amalienborg ici.


Continuons notre petit tour en jetant un œil au Rosenborg Slot. J'ai l'impression que c'est un point de passage obligé pour la plupart des touristes. C'est en fait un tout petit château d'agrément, au milieu d'un charmant parc à pique-nique nommé Kongens Have (le Jardin du Roi).  


Il fut construit en 1606 pour servir de résidence d'été au roi Christian IV. Au début du XVIIIème siècle, il fut abandonné par le roi Frederik IV qui le trouvait trop petit pour lui. Dès le début du XIXème siècle, il fut transformé en musée et ouvrit sa collection d'objets royaux au public. C'est dans son sous-sol que vous pourrez aller voir les Joyaux de la Couronne.

Plus d'infos sur Rosenborg ici.


Finissons notre tour à Copenhague par le palais de Christiansborg Slot, sur l'île de Slotsholmen. J'ai remarqué qu'il était en revanche plutôt délaissé par les visiteurs, dommage, sa visite est très intéressante... C'est en fait la bâtisse qui abrite tous les pouvoirs en même temps (exécutif, législatif et judiciaire).


On y trouve à la fois le gouvernement, le cabinet du Premier Ministre, le Parlement (Folketinget), et la Cour Suprême (Højesteret). C'est un peu comme si on regroupait l'Élysée, Matignon, l'Assemblée Nationale, le Sénat et le Palais de Justice de Paris dans un seul et même bâtiment! Détail frappant très révélateur: la cour de l'édifice est complètement ouverte nuit et jour et personne n'y monte la garde. Songez au palais de l'Élysée où il est même carrément interdit de marcher sur le trottoir côté palais...

Il occupe l'emplacement où l'évêque Absalon fit construire son fort au XIIème siècle, dont il reste encore quelques vestiges. À celui-ci succéda le château de Copenhague, qui fut remplacé au XVIIIème siècle par Christiansborg. Mais le château actuel est en fait le Christiansborg numéro trois, les deux précédents ayant brûlé accidentellement en 1794 et en 1884.

Plus d'infos sur Christiansborg ici.


À présent, intéressons-nous aux environs de Copenhague. Le château le plus connu du coin est dit "château de Hamlet". En fait, son vrai nom, c'est Kronborg Slot, et il se trouve à Helsingør, à une petite cinquantaine de kilomètres au nord de Copenhague. Son surnom vient du fait que c'est bien là que Shakespeare a situé l'action de sa célèbre pièce de théâtre. D'ailleurs, on y joue toujours de nombreuses pièces de lui.


Helsingør est située à l'entrée du détroit de l'Øresund, au bout d'une pointe qui se rapproche de la Suède. Juste en face, on aperçoit la ville suédoise d'Helsingborg.

Les canons que vous voyez ne sont pas là pour menacer les Suédois,
mais pour saluer le passage du Roi

Depuis cette position stratégique, le rôle de ce château était de surveiller l'entrée dans l'Øresund et de collecter les taxes douanières des navires qui y transitaient. Pour cela, il existait une astuce: le capitaine devait déclarer la valeur de sa cargaison et le Roi avait le droit de l'acheter à la valeur déclarée. Il fallait donc éviter de déclarer une valeur trop faible!

Si on se promène dans les casemates du sous-sol (avec une lampe de poche c'est mieux), on peut voir la statue du géant Holger Danske, installée là pour veiller sur le Danemark. D'après la légende, si le pays est menacé, il se réveillera pour le défendre.


Plus d'infos sur Kronborg ici.


Mais personnellement, je vous avoue que j'ai largement préféré ma visite de Frederiksborg Slot à Hillerød (40 km au nord-est de Copenhague), car le château est nettement plus grandiose. À moins que ce soit le fait que j'ai vu par une magnifique journée d'hiver ensoleillée et enneigée...


Sa construction fut achevée en 1620. Il a bien sûr servi de résidence royale. Malheureusement, il fut détruit lui aussi par un terrible incendie en 1859. On récolta de l'argent dans tout le pays pour le reconstruire, et quelques années plus tard, l'industriel de la bière J. C. Jacobsen proposa de transformer le château en musée de l'histoire du Danemark et d'en assurer lui-même le financement. C'est ainsi que l'on peut y admirer depuis 1885 les personnages et les principaux événements de l'histoire du pays.

Plus d'infos sur Frederiksborg ici.


(*) Devinette super dure: ça veut dire quoi "slot"?

24 mai 2010

Le carnaval chez les étudiants suédois

Cette année, j'ai un peu boudé le carnaval de Copenhague, et j'ai traversé l'Øresundbro comme je le fais très souvent, pour aller voir comment ça se passait chez nos chers voisins. C'est qu'à Lund, ville étudiante située à une vingtaine de kilomètres de Malmö, a lieu tous les 4 ans un carnaval complètement délirant organisé par les étudiants. Coup de bol, il tombait cette année, il ne fallait donc pas le rater. J'avais déjà visité Lund plusieurs fois, c'est une ville médiévale plutôt mignonne, mais franchement pas très grande. Et là, on aurait dit que tous les habitants de la région s'étaient donnés rendez-vous ici, les rues étaient vraiment noires de monde. Étant arrivée un peu tard, j'ai loupé le début du défilé, mais il y avait des trucs qui ne m'ont pas fait regretter le déplacement:


J'ai vu des danseurs...


encore des danseurs...


des musiciens...


un bateau pirate...


un camion avec des anarchistes dedans...


de la culture alternative...



le char médecine...


un char pour se moquer des trains de la SJ (chemins de fer suédois), 
avec sur la pancarte "L'Upsala de 13h65 n'arrive jamais"...


des types faire du toboggan sur un volcan islandais...


Mais mon préféré fut sans conteste le char des Svensson débordant de blondinettes et blondinets

Tout autour de lui caracolaient des machins typiques suédois, l'occasion de réviser les bases de la culture:
la vraie Suédoise




l'élan, l'animal emblème de la Suède


plus difficile: lui, il est déguisé en Dalahästen (cheval de Dalécarlie), une figurine traditionnelle



et elle, ce n'est pas du dentifrice, mais du kaviar (mixture infâme à tartiner)



enfin, il y avait une köttbulle (boulette de viande), un basique de la cuisine suédoise
(Elles sont aussi consommées en quantité au Danemark, où elles portent le nom de frikadeller)


Personnellement, j'aurais bien complété le tableau avec une patate (présente dans absolument TOUS les repas suédois) et avec du knäckebröd (les biscottes Wasa)... Allez, bon carnaval!


18 mai 2010

La palpitante histoire de la cité hippie (part 3)

Après votre petite visite à Christiania, vous n'avez probablement qu'une seule question en tête: comment est-ce-qu'une bande de hippies a pu s'installer durablement dans cet endroit rêvé sans qu'on les en chasse illico presto? Mais que fait la poliiiiice?

Hé bien la police a essayé, mais elle n’a pas réussi. Les squatteurs ont su mener une résistance pacifique, ponctuée d’actions politiques et de manifestations culturelles qui ont frappé les esprits de l’époque. Le contexte et la mentalité danoise ont aussi contribué à la survie de la Ville Libre, ce qui fait dire à beaucoup de gens qu’une telle expérience de vie alternative ne pouvait naître qu’au Danemark.

Mais pour comprendre, revenons 38 ans en arrière. Au commencement était donc ce fantastique terrain appartenant à l'armée danoise, qui fut laissé à l'abandon par les militaires qui n'en n'avaient plus besoin depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Dans les années 70, éclata une crise du logement. Des gens commencèrent à s'introduire petit à petit dans la zone fantôme, d'abord sporadiquement, puis le 4 septembre 1971, ils détruisirent les barrières.

La prise de possession fut rendue publique par la déclaration d'un journaliste, Jacob Ludvigsen, qui proclama la fondation de la Ville Libre de Christiania dans le journal alternatif Hovedbladet, daté du 26 septembre. L’article intitulé « Émigrez avec le bus numéro 8 » propose que ces baraquements militaires soient utilisés pour loger pour les sans abris, tout en évoquant l'opportunité de construire une nouvelle société à partir de zéro. Ce qui était tout à fait dans les courants hippie, squatteur, collectiviste et anarchiste de l’époque. Ainsi il y eut une arrivée massive de gens qui voulaient un autre style de vie, c'est ainsi que Christiania naquit.

"Une ville dans la ville
Christiania
Pour toi et moi"

Alors bien entendu, ça ne se fit pas dans la douceur. La police tenta de les chasser plusieurs fois, sans succès. Ils durent abandonner devant la difficulté de la tâche: les gens étaient trop nombreux, et la zone trop grande. L'affaire prit un tournant politique et l’avenir de Christiania fut discuté au Parlement. En 1972, Christiania conclut un arrangement avec le ministère de la défense qui possédait le terrain. En échange du paiement de l'électricité et de l'eau, le gouvernement danois accepta l'occupation du terrain au nom d'une "expérience sociale". Une compétition fut lancée pour trouver des idées sur l'usage qui pouvait être fait de la zone.

Hélas, l'année suivante, un nouveau gouvernement fut amené au pouvoir, avec un tout autre avis sur la question : Christiania devait disparaître. La résistance s'organisa en petit groupes. Beaucoup d’actions politiques et d’événements culturels, en particulier théâtraux, furent organisés dans le but de faire parler de Christiania. Durant le sommet de l’OTAN, les membres de la troupe de théâtre Solvognen (le Chariot du Soleil) se déguisèrent en soldats de l’OTAN et effectuèrent des opérations militaires dans Copenhague. La supercherie fut révélée le soir même. L’événement fut immortalisé dans le film « Cinq Jours pour la Paix » de Niels Vest. En 1974, à l’occasion des élections municipales, les Christianites mirent en place douze listes n’appartenant à aucun parti et réussirent à chambouler les résultats. Une grande « barricade party » fut organisée avec la participation de nombreux artistes connus, de politiciens, de troupes de théâtre et de musiciens connus et inconnus. Le premier documentaire sur la lutte pour la survie de Christiania « Loi et Ordre à Christiania », toujours par le réalisateur Niels Vest, fut présenté dans de nombreux cinémas danois. Solvognen monta une armée de Pères Noël qui envahirent Copenhague et distribuèrent des cadeaux gratuits dans les grands magasins. Ils furent bien sur arrêtés, mais l'image de la police frappant les Pères Noël fit le tour du monde.

En 1976, Christiania engagea une action judiciaire contre l'État pour rupture de promesse: l’accord de 1973 sur le concours pour trouver des idées sur le futur de Christiania n’avait toujours pas été conclu, et la menace de la décision prise de nettoyer la zone planait toujours. Christiania fut défendue par un avocat de gauche, Carl Madsen qui soutenait leur combat pour la liberté. Mais en 1977, Christiania perdit le procès et fit appel à la Cour Suprême. Tout en continuant à se mobiliser le plus possible, avec l’exposition « Amour et Chaos » présentée à l’Académie Royale Danoise des Beaux-Arts, un disque de soutien « Notre Musique » et une grosse opération de restauration de la Ville Libre. Mais ils perdirent à nouveau leur procès l’année suivante. Ils montèrent un plan cherchant à mobiliser des centaines de milliers de gens, et se présentèrent à nouveau aux élections municipales. Ils réussirent à faire élire un représentant au Conseil Municipal, Thorkild Weiss Madsen, connu pour ses discours enflammés contre la spéculation immobilière et les destructions de bidonville au bulldozer.

Au même moment, la police de Copenhague chassait activement les junkies et les trafiquants de haschisch. C’était aussi l'époque où l'héroïne fut introduite au Danemark à grande échelle. Bien entendu, Christiania était la plaque tournante du marché de stupéfiants. Christiania essaya de coopérer avec la police pour débarrasser le marché des drogues dures mais la police préférait les raids violents contre les dealers. La Ville Libre décida alors de prendre l’affaire en mains et organisa un blocus en 1979 contre les vendeurs de drogues dures, et réussit à les expulser.



Mais la même année, un gouvernement conservateur-libéral arriva au pouvoir en même temps qu’une violente campagne de dénigrement partit de Suède, accusant Christiania d'être le contre du narcotrafic en Europe du nord, et la véritable racine du mal. Les Christianites répondirent avec une campagne « Love Sweden » les montrant s’emparant des trois plus grandes villes suédoises, Stockholm, Göteborg et Malmö dans des parades, des spectacles de cabaret et des expositions.

Christiania fut oubliée des politiques les années suivantes, ce qui lui permit de créer et de travailler sur sa vision de la vie alternative en toute tranquillité. Il y eu notamment des conférences et des actions de soutien aux peuples Amérindiens et Groenlandais. L’été 1986, Christiania publia le rapport « Voilà » prouvant que la cité était capable de maintenir ses infrastructures et de supporter ses institutions communes. En 1987, le gouvernement commença à mettre en place un plan de légalisation de Christiania, visant particulièrement les établissements publics. Une loi passa en 1989, décrivant un plan d’urbanisation divisant Christiania en deux parties, une dite « rurale » devant être vierge d’habitations, et l’autre dite « urbaine ». Les habitants protestèrent contre cette séparation en envoyant 90 objections. En soutien à cette résistance, une manifestation « Déclaration d’Amour » à la Ville Libre fut organisée. À cette occasion, Niels Vest réalisa le film « Christiania, tu as mon cœur ».



En septembre 1992, la police de Copenhague commença une nouvelle campagne de nettoyage du trafic de cannabis et créa pour l’occasion une patrouille spéciale de 70 policiers dédiés à Christiania. Les actions furent violentes et traumatisèrent les habitants de Christiania en créant un climat de peur et de suspicion. Cela ne fit pas diminuer le trafic pour autant et le gouvernement abandonna cette idée un an et demi plus tard après une grosse crise entre les habitants et le Ministre de la Justice.

Mais le Parlement continuait sa lutte contre la drogue sans distinction, et en 1994, il y eut la première « grève du chichon » où Pusher Street cessa ses activités durant 5 jours pour protester contre la politique répressive du gouvernement, tandis que les Christianites, les dealers et les consommateurs menèrent une campagne contre les drogues dures appelée « Plantez une Graine » faite de pétitions et de manifestations.

En 2001, un nouveau gouvernement fut élu, avec une large majorité de droite et d’extrême-droite. Tout comme leurs prédécesseurs 20 ans plus tôt, ils déclarèrent la guerre à Christiania avec comme projet en tête de construire 300 logements sur la zone. Pendant ce temps, la vie culturelle continuait à exploser à Christiania et plusieurs livres furent publiés dessus. La commission parlementaire dédiée réutilisa l’ancien concept de concours d’idées pour occuper la zone dans le but de la normaliser, tout en pointant du doigt le fait que les habitants de Christiania étaient plus dans le besoin, moins éduqués et plus chômeurs que le reste de la population. Une réponse cinglante ne se fit pas attendre, avec la publication d’un rapport prouvant que le système d’auto-administration de Christiania marchait et avait créé un vrai village fonctionnel avec plein de potentiel. Niels Vest tourna « Loi et Ordre à Christiania 2 », la suite de son film de 1974. En réaction à l’intensification de la campagne policière, les dealers de Pusher Street couvrirent leurs échoppes avec des tissus de camouflage afin de répondre ironiquement au désir du gouvernement que le trafic soit moins visible. Ils léguèrent même une de leurs cabanes au Musée National pour la postérité. 



Un sondage Gallup prouva que les trois quarts des Copenhagois voulaient conserver Christiania. Quand au concours d’idées lancé par le gouvernement, il s’avéra être un échec cuisant : aucun architecte connu ne voulu participer et toutes les projets proposés furent rejetés par les juges.

En 2004, le gouvernement réussit néanmoins à expulser les trafiquants de cannabis pour la première fois de l’histoire de Christiania. Ce qui eut pour conséquence de fragmenter le marché et de le répandre dans le reste de la ville. L’année 2005 notamment fut marquée par des affrontements violents de gangs dans le quartier populaire de Nørrebro.

Humour toujours à l'entrée du Månefiskeren


Aujourd’hui, la vente de haschisch et de marijuana est revenue dans Christiania, même si la police continue de passer de temps en temps.

"Pourquoi la médecine devrait-elle être interdite?"

 Manifestation de Christianites dans Copenhague


Toutefois, le doute plane encore sur le futur de la zone. Les Christianites restent vigilants, bien qu’ils bénéficient de nombreux soutiens. Leur slogan « Bevar Christiania » (Protégeons Christiania) est un phénomène de mode à l’échelle nationale.


L'attention que les médias lui portent est sans doute cela qui l'a sauvée, mais la Ville Libre devient de plus en plus touristique. Mais même si l'idéal communautaire a faibli en chemin et que la population de Christiania est vieillissante, l'endroit n'a toutefois pas perdu de son extraordinaire pouvoir de fascination.



Pour conclure en beauté ce petit historique, je ne résiste pas à la tentation de vous montrer des photos d'une superbe fresque murale relatant l'histoire de Christiania qu'on trouve dans la galerie d'art à l'entrée:




Dans le prochain numéro, je vous expliquerai comment s'est organisée la vie en communauté à Christiania!


Rappel des numéros précédents:
Partie 1: L'herbe est-elle vraiment plus verte à Christiania?
Partie 2: Poussez les portes tagguées et découvrez le vrai Christiania


Source principale de l'article: Guide de Christiania (en version papier pour 10 kr dans Christiania)