10 février 2009

Ça y est, je l'ai fait!

Wouhou, ça y est, j'ai franchit le pas, alléluia, je me suis jetée à l'eau, I did it!!!! Je l'ai fait, enfin. Ah, comme je suis fière de moi.

Je suis allée au boulot EN VÉLO, ouiii!!! Bon, ça va, hein, vous moquez pas. (J'entends mon grand-père, excellent cycliste, ricaner dans le fond).

Le truc, c'est que mon boulot, c'est un peu à perpét', du genre il n'y a qu'un seul bus qui y va, et encore il passe toutes les demi-heures. Je n'invente rien. Pour choper mon bus, je prend le métro aussi (40 min au total, ça paraît assez long ici). Je bosse au sud de l'île d'Amager (prononcez Amar, et ne cherchez pas à comprendre pourquoi). Et j'habite dans le centre (how lucky am I).

J'en parlais hier avec un collègue danois, qui ne comprenait pas pourquoi je me faisais ch*** à attendre le bus, alors que je serais si libre, si légère et si rayonnante de santé à faire le trajet en vélo.

- C'est 9 kilomètres quand même.
- Hé ben, où est le problème? Ou sinon, tu t'achètes un deuxième vélo, que tu laisserais à la station de métro, et qui ne servirait qu'à ça.
(Posséder deux vélos, il n'y a que des Danois pour avoir des idées pareilles.)

- De toute façon, même si tu fais l'intégralité du trajet en vélo, ça sera plus rapide qu'en transports en commun.
- Mouais.

Alors, ce matin, me remémorant la conversation, j'ai décidé de ne pas passer pour une poule mouillée, et j'ai testé. Et devinez quoi? Il avait raison! 35 minutes, c'est parfaitement faisable et je le referais (peut-être pas tous les jours non plus...) Aucune excuse pour ne pas s'y mettre!

Dans ma boîte, il y a des douches dans les toilettes (c'est presque plus des toilettes, c'est des vestiaires, les gens y laissent leurs affaires et leurs serviettes de bain à sécher). Et puis c'est formidable, les Danois ont même pensé à installer plein de vent dehors! (c'est pour faire sécher la transpi des cyclistes ça)

8 février 2009

Un dimanche ensoleillé au bord de l'eau

Ce dimanche, un grand soleil s'est pointé en début d'aprèm.
Je n'ai pas hésité longtemps entre l'appel du duo canap'/ordi et l'appel du duo vélo/appareil photo. J'ai bien sûr choisi la deuxième option. (En même temps, habiter dans le centre, ça aide à se motiver!)

Thème de la balade d'aujourd'hui: les bateaux (encore!).
Désolée, c'est plus fort que moi.

Pour commencer, le Frederiksholms Kanal:



Suivi de son collègue le Christianshavns Kanal:



Si vous voulez voir autre chose que des bateaux, c'est dans le diaporama que ça se passe!

7 février 2009

J'ai testé pour vous... la prune!

Ça devait finir par arriver. C'est arrivé. A force de faire faire à mes affaires (notez l'allitération/assonance de ouf) des va-et-vient permanents entre mes deux sacs, j'ai fini par oublier ma carte mensuelle de transport. Et vous connaissez la loi de Murphy: c'est toujours le jour où on oublie son titre de transport qu'on se fait contrôler. Et ça n'a pas loupé.

Bon, le métro de Copenhague est un peu vicieux aussi.
Il n'y a aucun portique, on y rentre et on en ressort comme dans un moulin.
Alors forcément, je ne me suis aperçue de mon oubli qu'au moment où je me suis faite contrôler.

Méfiance dans ce métro: pas de portiques peut-être, mais des contrôles fréquents, et des amendes hautement dissuasives. Et hop, 600 kr (80 euros)! C'est plus cher que ma carte elle-même (4 zones). Alors évidemment, j'ai expliqué au contrôleur (très aimable d'ailleurs) que j'en possédais une. Il a pris mon nom, mon adresse, mon numéro CPR, et m'a expliqué que je devais téléphoner à tel numéro, et leur envoyer par mail une copie de ma carte de transport, et qu'ainsi mon amende sera réduite à 100 kr. Pas moyen de donner une fausse identité de toute façon, car avec le numéro CPR (inscrit sur ma carte CPR), on sait tout sur vous.

En ce qui concerne les bus en revanche, impossible de monter dedans sans brandir sa carte sous le nez du chauffeur! (ou sans clipper sa klippekort, système absolument incompréhensible de zones et de clips de compostage...)

C'est un peu l'inverse de Paris en fait!

Et sinon, pour revenir chez moi en sens inverse (6 stations), j'ai acheté un ticket de métro, qui m'a coûté la modique somme de... 21 kr (2,82 euros)!
Ah ouais quand même.

6 février 2009

Merci, cycliste!

Je me baladais tranquillement rentrais de soirée (en vélo bien sûr), quand je suis tombée sur un panneau qui m'a fait sourire:

Sur Olso Plads (Østerport)

Bon, vous avez compris la première ligne, mais je vais vous le traduire quand même:

"Salut cycliste!

Maintenant tu peux conduire en toute sécurité sur Folke Bernadottes Allé [en travaux, apparemment terminés] et visiter la Petite Sirène.
En effet, il y a une piste cyclable dans les deux sens.

Merci d'utiliser ton vélo en ville."

Et le petit logo rouge: "Ensemble en ville".

Hé oui, pendant les travaux j'avais moi-même renoncé à emprunter la Folke Bernadottes Allé pour voir cette "fameuse" Petite Sirène...

3 février 2009

Les Danois et leur drapeau

Comme j'adore les petites anecdotes sur les différences culturelles, j'inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie de billets intitulée pompeusement, euh... Différences culturelles. Bon, c'est sûr que le Danemark, hein, c'est pas exotique des masses, mais tout de même, il y a des trucs marrants à raconter.

Comme la passion délirante que vouent les Danois à leur drapeau.

C'est simple, ils en mettent partout (surtout dans les grandes occasions): dans leur salon, dans leur jardin, sur leur gâteau d'anniversaire...

(gâteau d'un Français qui a fêté son anniversaire à la mode danoise)
Notez également la serviette de table.

N'y voyez là aucun patriotisme mal placé. Pour eux il est tout simplement symbole de fête. C'est ainsi que dans chaque supérette danoise, il y a un petit rayon consacré aux accessoires indispensables du teufeur qui se respecte:

Je vous jure que la panoplie COMPLÈTE existe

Et dans cet attirail figurent en bonne place des pitis drapeaux à planter sur le gâteau, ou à brandir fièrement:

J'ai même vu au supermarché des petits mâts d'environ 50 cm, avec le drapeau à hisser dessus avec une ficelle!

Les Danois en sont fiers à cause de son histoire et du symbole fort qu'il représente. C'est probablement le plus vieux drapeau du monde. Ils lui ont donné le nom de Dannebrog (drapeau rouge, et par extension, drapeau danois). Selon la légende, ce drapeau trouverait son origine en 1219 en Estonie, lors de la bataille de Lyndanisse, où le roi du Danemark Valdemar II aurait vu apparaître cette croix dans le ciel et donné miraculeusement la victoire aux Danois. Un don de Dieu, rien que ça!

Christian August Lorentzen, 1809,
Statens Museum for Kunst

Cette croix caractéristique, abusivement surnommée "croix scandinave", a été ensuite allègrement copiée par tous les voisins nordiques!


(Finlande, Islande, Norvège, Suède, Danemark)




Prochain épisode: la passion des Danois pour ... les bougies! (Ça promet).