20 janvier 2010

Je passe à la radio demain

Hier, un monsieur de Ouï FM m'a contactée à travers Expat Blog (l'annuaire blog des expats) pour un p'tit interview sur la vie au Danemark, les Français là-bas, tout ça...

Alors ça va durer 30 sec, 1 min maximum, et ça sera en direct à l'antenne vers 16h45, le 21 janvier donc. Je me demande s'il y a des podcasts de dispo, je n'ai pas le temps de regarder ce soir. Je vous avoue que je n'ai jamais encore écouté cette radio.

17 janvier 2010

On se les pèle, profitons-en pour sortir et marcher sur l'eau

Oui, ça caille à Copenhague ce week-end, et c'est une bonne raison de se frotter les mains. Ces boulets de chez DMI avaient toutefois annoncé de la neige, puis en fait non, et je préfère ainsi. La raison de cette allégresse incongrue? C'est le sujet d'un article d'AOK (Alt Om København), comme quoi mon danois aura servi à quelque chose. Pour les feignants qui ne feront pas l'effort de cliquer + Google Translation, je vous explique: youpi, il fait suffisamment froid pour qu'on aie le droit de patiner sur les plans d'eau de Copenhague! Et moi le patin, ça tombe bien, j'adoooore ça.

Je vous déconseille Nyhavn toutefois, hein.
Le responsable de la jolie traînée se trouve dessus.
C'est le promène-touriste, toujours en activité.

Pour vous aider dans votre choix, le Berlingske Tidende a gracieusement fait la liste de toutes les patinoires dispos dans la ville et ses environs sur une belle carte. On y trouve des artificielles et des naturelles du coup. (En passant, si l'envie vous prend de faire de la luge, c'est par là).

N'y tenant plus de joie, je suis partie faire une petite promenade de reconnaissance en ce samedi:


Numéro 1, au bout de Nyhavn:


Alors elle n'est pas très grande c'est vrai, mais elle remplace en fait la magnifique patinoire en anneau qui trônait sur Kongens Nytorv les années précédentes, qui n'a pas été installée cette année pour cause de travaux pour la future ligne de métro. Bon, c'est au bord de l'eau, c'est sympa quand même. Patins à louer.

Numéro 2, à Kastellet:

Alors là, c'est de la patinoire sauvage.
Cependant, ce cercle mystérieux me parait être fait exprès pour patiner
(réalisé avec une machine spéciale?)


C'est aussi un spot de baignade, faites gaffe.

Numéro 3, le plan d'eau dans Fælledparken:


Tiens, il y avait aussi un anneau similaire. L'immense parc était quand même incroyablement désert quand je suis passée, samedi aprèm. Pas un patineur. Je me suis dis alors que si il y avait un endroit où je pourrais croiser du monde, ce serait sur les grands lacs du centre.

Numéro 4, sur le Peblinge Sø, le lac du milieu:


J'avais raison, on aurait cru que tout Copenhague s'était donné rendez-vous ici. En même temps, ça se comprend, ces lacs en enfilade forment des patinoires géantissimes. Mais seul le Peblinge Sø est autorisé au patinage, ceux qui m'empêche pas les Danois bourrés ou non de marcher sur les autres.

Alors devant cette vision paradisiaque, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai immédiatement ressenti un besoin impérieux que j'ai dû aller soulager illico: je me suis précipitée dans le centre commercial le plus proche pour aller m'emparer de la dernière paire de 41 de patins de hockey tout merdiques qui restait (*). À 279 kroner (40 euros), je ne me suis pas ruinée non plus, mais je soupçonne une rupture de stock, j'ai eu du pot.

J'y suis retournée triomphalement le lendemain pour essayer mon nouveau joujou. C'était la première fois que je patinais sur un vrai lac. Sensations? La glace est naturellement bosselée et marron, et les copeaux de glace qu'on arrache avec nos carres sont instantanément emportés par le vent et partent s'amasser dans des coins qu'il vaut mieux éviter de patiner dessus si vous voulez mon avis. Du coup, la surface est balayée en permanence et ça permet d'admirer le contenu des eaux, genre algues, herbes, et autres sacs plastiques figés dans leur mouvement c'est fou.

Ci-dessus moi-même (avec l'improbable machin blanc sur la tête),
en train de serrer les dents dans mes nouveaux engins de torture


Mais le hic, c'est qu'il n'y a pas de patins à louer. Et moi, j'avais apporté des amis sans patins. Alors nous nous sommes rabattus sur le spot numéro 5 à deux pas de là, sur la mignonne petite Blågårds Plads, où on pouvait louer.

Numéro 5, donc:

Attention, c'est infesté de trolls

Je vous avoue que je n'ai pas eu le temps de tester la patinoire de Frederiksberg (numéro 6), mais je sais que le grand parc à côté (Frederiksberg Have) est un bon endroit pour faire de la luge. Perché sur une micro-colline, c'est le seul endroit en pente à Copenhague.

Sinon, je présume que les spots 7 et 8 à Christianshavn doivent être tout à fait délicieux, entourés de nature et de maisons rigolotes, j'irai ptête voir.


(*) Je vous en conjure, si vous connaissez un GRAND magasin de sport DÉCENT à Copenhague, faites pas vos bâtards, dites-moi où il est, sivouplé

6 janvier 2010

Découverte insolite dans la gare centrale

Tiens, en fouinant dans mes archives de photos de Copenhague, je suis tombée sur celle-ci, que je vous sort du carton pour l'occasion. Elle a été prise dans les wawas de la gare centrale (Hovedbanegård). En fait c'est le papelard qu'on y trouve scotché en évidence sur le miroir.

J'ai augmenté le contraste pour que vous puissiez mieux le déchiffrer.

Et se recoiffer, ça compte pas? Qu'est-ce-qu'il entendent au juste par "etc"?

Dites, les gars, y'a quoi de votre côté?

26 décembre 2009

Et le jour où les gros messieurs en rouge ont envahi Tivoli

Chose promise, chose due, je suis allée jeter un coup d'œil à Tivoli à l'heure de Noël pour vous en ramener quelques jolies images rien que pour vous (enfin ce que j'ai pu, la nuit tombe quand même très tôt en ce moment alors faudrait avoir un appareil performant).

Non, les p'tits cœurs ne sont pas en train de tomber.
Ils sont accrochés aux branches d'un arbre sans feuilles derrière.

Au bord du lac

C'est tout à fait mon genre d'humour

Et bien entendu, on y trouve un marché de Noël, sous la forme d'échoppes supplémentaires:


Mais l'installation provisoire la plus impressionnante consiste en une sorte d'immense tente mais en dur, dressée sur l'esplanade devant la grande scène, mais en forme de petites maisonnettes en bois (je ne sais pas si je suis très claire là). À l'intérieur, tout un village de petits lutins, tous animés, a été reconstitué.


Un petit train traverse l'ensemble:


Et à la fin du parcours, pour se remettre de ses émotions, tombe à point l'inévitable stand de saison, celui qui vend le duo æbleskiver/glögg. Ce sont les petites douceurs traditionnelles de Noël qu'on trouve dans tous les bars en ce moment alors on se sent obligé de les goûter au moins.

Æbleskiver, ça signifie littéralement "tranches de pommes", mais en fait ce n'est pas du tout ça. Il paraît qu'au bon vieux temps, c'était fabriqué effectivement avec des pommes. De nos jours, ce sont des boulettes de pâte à crêpes, que l'on déguste avec du sucre glace et une bonne confiotte.

Dans leur appareil spécial

Et le glögg, c'est une sorte de vin chaud épicé.


Tant qu'à faire, je vous file la recette si vous avez envie d'essayer. Alors pour un litre de vin rouge il faut :

• 1 cuillère à café de cannelle
• 1 cuillère à café de cardamome
• 1 cuillère à café de gingembre
• 8 clous de girofle
• un morceau d'écorce d’orange amère
• le jus d’une orange si ça vous dit
• du sucre en poudre

Faites chauffer le vin dans une casserole avec toutes les épices mais ne faites pas bouillir (gaffe aux vapeurs!) Ajoutez du sucre selon votre goût et c'est prêt à être dégusté. Enfin, il est cependant conseillé de le préparer longtemps à l'avance pour permettre au vin de s'imprégner des arômes des épices. Au moment de servir, on balance souvent aussi des raisins secs et des amandes directement dans le verre, donc n'oubliez pas la cuillère. Les vrais Vikings rajoutent aussi de la vodka, c'est à vous de voir.

Sur ce, je souhaite un glædelig Jul avec un jour de retard et une godt nytår à vous, un tillykke med fødselsdagen à mon blog (un an déjà) et velkommen à son petit frère en anglais. À l'année prochaine.

16 décembre 2009

Faisons un point sur le sommet

Étant sur place, j'en ai profité pour aller à la grande manif de samedi, dont vous avez sûrement entendu parler dans les médias le week-end dernier. Le cortège est parti sous un beau ciel bleu du palais de Christiansborg, au cœur de la ville, pour finir au Bella Center, soit une bonne petite trotte. Nous étions entre 30 000 et 100 000 selon les sources. Hop, quelques photos:

Devinette: où sont partis manger les porteurs de pancartes?

Bilan: c'était un peu un gros fourre-tout, chacun réclamait un truc différent. Le cortège n'était pas seulement composé d'altermondialistes ni de militants de Greenpeace, mais d'un peu de tout, et de gens de partout. L'ambiance était dans l'ensemble paisible et bon enfant, contrairement à ce que vous avez pu voir à la télé, où l'on ne vous parle que des méchants-cagoulés-qui-cassent-tout.

Quand à la vie quotidienne ici, j'avoue que c'est spécial en ce moment, surtout cette semaine, l'atmosphère de la ville est particulière. La première chose qui frappe, outre les expositions, c'est le nombre incroyable de policiers qui patrouillent dans la rue. Il y en a même qui se sont ramenés au centre de contrôle avec leurs chiens pour aller sniffer la salle des serveurs, au cas où il y aurait une bombe... Et ils sont aussi au dessus de nos têtes! C'est que je commence à en avoir assez de voir d'entendre ce troupeau d'hélicos vrombissants nous survoler 24h/24. Je vous laisse calculer combien ces maudits engins auront rejeté de CO2 dans l'atmosphère d'ici la fin de la conférence tiens.

En ce qui concerne les bastons, pour ça faut aller au Bella Center, il paraît qu'il est assiégé (*). J'ai parlé à des gens qui s'y rendaient, il faut faire une queue épouvantable pour y pénétrer. Mais je n'ai pas pris la peine d'aller y faire un tour, de toute façon le métro ne s'y arrête même plus, à ce que j'ai compris. Et puis jeudi et vendredi, avec l'agglutination des grands de ce monde, les transports en commun vont avoir un bon vieux goût d'Île-de-France. Alors je n'ai pas le choix, je dois prendre mon vélo. Malheureusement pour moi, en ce moment-même, Copenhague se couvre d'un manteau blanc du plus bel effet et de la plus mauvaise augure. Pourquoi est-ce-que j'ai décidé de prendre l'avion vendredi, moi?


(*) Pour des infos plus fiables et plus fraîches, je vous recommande l'ami Gogole, hein.